Prévention des Risques

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Le DICRIM est le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs.

Conformément au décret du 11 octobre 1990, il recense les mesures de sauvegarde répondant aux risques naturels et technologiques majeurs sur le territoire de la commune.

Il contient les données locales, départementales et nationales nécessaires à l’information des citoyens au titre du droit à l’information. Elaboré à partir des informations disponibles transmises par le représentant de l’Etat dans le département, le Préfet, il contient quatre grands types d’informations :

  • La connaissance des risques naturels et technologiques dans la commune,
  • Les mesures prises par la commune, avec des exemples de réalisation,
  • Les mesures de sauvegarde à respecter en cas de danger ou d’alerte
  • Le plan d’affichage de ces consignes

L’objectif de l’information préventive est de rendre le citoyen conscient des risques majeurs auxquels il peut être exposé. Informé sur les phénomènes, leurs conséquences et les mesures pour s’en protéger et en réduire les dommages, il sera ainsi moins vulnérable…

Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) est un instrument de planification et d’organisation communale qui a pour objet d’anticiper les situations dangereuses afin d’assurer la protection et la mise en sécurité de la population. Le PCS permet de préparer les acteurs impliqués dans la crise pour diminuer au maximum les incertitudes et actions improvisées. Le PCS est un outil opérationnel qui se décline en cinq phases :

  • Evaluation et diagnostic des risques.
  • Organisation pour une gestion globale de la crise.
  • Formation du personnel et des acteurs locaux impliqués dans la crise.
  • Information de la population.
  • Exercices de simulation.

 

Le PCS prévoit des actions appropriées en fonction du niveau de gravité du risque ainsi que la mise en œuvre d’une organisation locale capable de :

  • Réagir rapidement.
  • Préserver la sécurité et la salubrité.
  • Prévenir toute panique.

 

Le PCS est élaboré sous la direction d’un Comité de pilotage communal en concertation avec l’ensemble des acteurs locaux afin de garantir son appropriation par la commune. Il doit être testé régulièrement et remis à jour constamment. Il doit faire l’objet de campagnes d’information et de diffusion auprès de la population locale.

Mis en place depuis 2004 suite à l’été 2003, le plan canicule est destiné à informer et à mettre en place des actions pour protéger les personnes à risque en cas de fortes chaleurs. Activé chaque année entre le 1er juin et le 31 août (ou plus longtemps si les températures de septembre le justifient), il comporte quatre niveaux.

  • Niveau 1 (vigilance verte): il s’agit d’un niveau de veille des conditions météo et des températures pour repérer l’arrivée d’une éventuelle canicule. Cette veille est assurée par Météo France et par l’Institut de veille sanitaire (InVS), qui surveillent plusieurs indicateurs biométéorologiques (moyennes sur trois jours des températures minimales et maximales, intensité, durée, extension, géographique attendue, pollution atmosphérique, etc.). Ce niveau est déclenché chaque année à partir du 1er juin. La plate-forme téléphonique «canicule info service» est ouverte depuis le 21 juin. Elle est accessible au 0.800.06.66.66 (appel gratuit depuis un poste fixe) du lundi au samedi de 08h00 à 20h00.
  • Niveau 2 (vigilance jaune): il s’agit d’un «avertissement chaleur», en cas de probabilité importante de passage au niveau supérieur dans les jours qui suivent.
  • Niveau 3 (vigilance orange): ce niveau est déclenché en cas d’alerte émise par la Direction générale de la santé, après une évaluation de Météo-France et de l’Institut de veille sanitaire. Il est activé par les préfets dans les départements concernés par l’alerte. Il s’agit surtout d’un niveau d’information renforcée et d’actions de prévention à destination des personnes dites à risque.

Ce niveau doit permettre de protéger les personnes les plus fragiles, soit en raison de leur âge, soit en raison d’un handicap. Depuis septembre 2004, les mairies sont dans l’obligation de recenser ces personnes et mobilisent pour cela La Poste ou les boulangers et les associations. Grâce à ce recensement, des associations ou des services publics peuvent par exemple appeler les personnes pour voir si tout va bien. Si une personne ne répond pas au téléphone alors qu’elle est censée être chez elle, une personne référente sera immédiatement prévenue ou, le cas échéant, les pompiers. Des visites à domicile ou des tournées du Samu peuvent être organisées, des lieux d’accueil tempérés ouverts pour les sans-abri. Les établissements de santé doivent s’approvisionner en bonbonnes d’eau et en produits de santé spécifiques aux températures extrêmes.

Le plan prévoit aussi de rappeler aux personnes qui travaillent en plein air de prendre des précautions particulières.

Des mesures de bon sens sont rappelées à l’ensemble de la population, comme de maintenir au frais son logement en fermant les fenêtres et les volets la journée puis de les ouvrir le soir et la nuit s’il fait plus frais. Boire, se mouiller le corps et se rendre dans les lieux frais, comme les cinémas ou les bibliothèques. Le sport est proscrit.

  • Niveau 4 (vigilance rouge): ce niveau de «mobilisation maximale» doit être déclenché au niveau national sur instruction du premier ministre dans le cas où la canicule est aggravée par d’autres facteurs, comme une pénurie d’eau potable ou une saturation des établissements de santé. Il permet notamment de faire appel à des moyens supplémentaires, civils ou militaires si besoin. À ce jour, il n’a jamais été déclenché.